Edito : persévérance et pragmatisme

Edito : persévérance et pragmatisme

«L’Initiative nationale pour le développement humain n’est ni un projet ponctuel ni un programme conjoncturel de circonstance. C’est un chantier de règne.… L’Initiative que Nous lançons aujourd’hui doit (…) procéder d’une démarche résolument novatrice et d’une méthodologie d’action, qui allie ambition, réalisme et efficacité, et se traduise par des programmes pratiques, bien définis et intégrés». Ce sont là les propos de SM le Roi Mohammed VI dans son discours du 18 mai 2005 où il annonçait le lancement de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Bien qu’ils aient été prononcés pour une occasion bien spécifique, ces propos se trouvent être en fait parfaitement applicables à toute la dynamique que connaît le Maroc depuis 1999. A l’image de l’INDH en 2005, le Souverain a très tôt imprimé cette marque de fabrique plaçant le capital humain du pays en tête de liste des priorités. Bien avant, les tout premiers mois de règne ont été marqués par la formidable initiative, inédite en son genre, de la réconciliation avec le passé, en l’occurrence l’IER.Quelque temps plus tard, c’était au tour des femmes de se voir enfin rendre justice à travers la nouvelle Moudawana. Mais bien au-delà du contenu et des sujets, au fil des réformes et des chantiers ouverts, SM le Roi Mohammed VI installait une toute nouvelle philosophie basée sur une démarche et une méthodologie en totale rupture avec les schémas classiques suivis dans le passé. En plus du focus constant sur le respect de la dignité humaine et l’amélioration des conditions de vie, la démarche royale est résolument novatrice et créative à travers les schémas de construction des programmes et les montages élaborés différemment.Depuis le départ, le Souverain a donné clairement et fermement le ton : tout se fera dans un état d’esprit constructif avec la participation de tous, à travers de larges concertations, la compréhension profonde des déterminants, l’évaluation des paramètres en jeu, et l’identification des facteurs clés de la réussite. Cela dit, la rupture n’était pas seulement dans la priorité donnée à l’élément humain, au caractère humaniste ou dans la méthodologie de conception des projets mais elle était aussi et surtout dans la mise en œuvre des réformes sur le terrain. Depuis les tout premiers jours, semaines, mois de règne et jusqu’à aujourd’hui, SM le Roi Mohammed VI a toujours tenu et veillé personnellement à ce que les projets, chantiers, programmes et actions annoncés et engagés soient effectivement et correctement exécutés.Et pour cela, il fallait évidemment s’inscrire là aussi en totale rupture avec les vieux schémas de gouvernance et inventer de nouveaux modes opératoires pour le pilotage. Que ce soit une réforme à caractère sociétal, une stratégie sectorielle d’ordre économique ou un grand projet d’infrastructure, la mise en œuvre est le plus souvent synonyme de structures de pilotage ad hoc, de task forces, de suivi rapproché, d’évaluation permanente. Signe de ce changement de démarche, les multiples séances de travail présidées à ce jour par le Souverain lui-même pour faire le point sur l’état d’avancement des dossiers les plus divers.Enfin, durant ces vingt dernières années en initiant des projets et des réformes selon un nouveau mode opératoire en termes de conception et de réalisation, le Souverain a également donné à chaque fois l’exemple aux décideurs et aux responsables de la manière avec laquelle il fallait désormais gérer la chose publique. Et ce n’est pas tout, on ne calcule plus le nombre de discours où SM le Roi a explicitement appelé la classe politique et tous les hauts responsables à assumer pleinement leurs missions et leurs rôles suivant la nouvelle conception avec à la clé un seul et même mot d’ordre : responsabilité et reddition des comptes. Une philosophie de règne !

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