Edito : Politiques Publiques Partagées

Edito : Politiques Publiques Partagées

Comme tout process de transformation, celui que connaît et que devra impérativement connaître l’économie marocaine dans les 10 à 15 années qui viennent ne pourra réussir que si les premiers concernés, en l’occurrence les opérateurs privés, y mettent sérieusement la main.

A ce jour encore, les grandes politiques publiques à caractère économique sont encore en majorité conduites soit directement par l’Etat central lui-même, soit indirectement par des entités et entreprises du secteur public. Jusque-là, il faut l’avouer, on ne pouvait pas faire autrement. La transformation en profondeur des structures productives ne pouvait jamais réussir sans une vraie locomotive. Et l’Etat était condamné à jouer ce rôle. Mais ces politiques sectorielles étant par définition destinées, in fine, à permettre l’essor du secteur privé, arrivera le moment où ce dernier devra prendre lui-même le lead des programmes. Ce n’est ni un luxe ni un choix mais une nécessité s’il on veut inscrire ces évolutions dans la pérennité. L’Etat, lui, devra tôt ou tard revenir à ses fonctions les plus naturelles que sont la régulation et la facilitation.

Aujourd’hui, par exemple, une grande partie des budgets investis dans les énergies renouvelables au Maroc est à l’initiative du public. Or quand on examine ce même secteur à l’échelle mondiale on découvre que sur les quelque 300 milliards de dollars investis chaque année, 92% sont des investissements privés, les 8% restants pour les secteurs publics. 

Entre le «Zéro Etat» et le «trop d’Etat», le Maroc devra trouver le bon endroit où mettre le curseur.

Mais  pour être en mesure de partager le lead, le secteur privé marocain devra lui aussi faire sa propre révolution.

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