Edito : Pourquoi ?

Edito : Pourquoi ?

En 2013, la crise entre les deux principales formations de la majorité, en l’occurrence le PJD et l’Istiqlal, a fait perdre beaucoup de temps au pays.

Durant les mois qu’a durés la guerre entre les patrons des deux partis, l’économie était restée presque à l’arrêt et les grands dossiers urgents en suspens.

Finalement, depuis octobre, les choses semblaient enfin revenir à la normale et on croyait que le nouveau gouvernement, sans l’Istiqlal cette fois-ci, allait enfin pouvoir passer aux choses sérieuses. Entre- temps, le Souverain, lui, n’a cessé de montrer la voie pour remettre la machine sur les rails. Les grandes percées diplomatiques, en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis, la remise sur la table de dossiers brûlants comme l’enseignement, l’immigration ou encore la gouvernance des villes, notamment Casablanca…

ont été autant d’occasions et de messages forts adressés par SM le Roi à la classe politique.

Malheureusement, quand on voit le chef de gouvernement lui-même revenir sur de vieilles querelles et avec le même discours, on est tenté de penser que la classe politique n’a pas saisi la profondeur des messages royaux. Sinon comment expliquer qu’au moment où les esprits semblaient s’être calmés, l’on revienne encore aux scènes de pugilat, aux règlements de comptes au Parlement et à cette ambiance de guerre qui ne rend service à personne et encore moins au pays.

Pourquoi veut-on nous faire perdre encore plus de temps ?

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