octobre 17, 2018

 

Edito : Réforme forcée

Edito : Réforme forcée

Quoi qu’on dise, certains classements mondiaux ont des bienfaits quand ils sont fondés, scientifiques et réalisés dans les règles de l’art. L’exemple type est le Doing Business.

Bien que longtemps allergiques à ce classement, probablement parce que le Maroc y figurait mal, nos responsables ont fini par l’apprivoiser et même l’exploiter pour faire avancer la machine. La preuve est que le texte d’amendement du Code de commerce a traîné dans les tiroirs depuis plusieurs années sans que personne ne s’en préoccupe. La partie aujourd’hui amendée dans ce code concerne, comme on le sait, le fameux livre V relatif au traitement des difficultés d’entreprises. Il se trouve que la communauté des affaires et des juristes d’entreprises ont depuis plus d’une décennie relevé les anomalies de ce texte et dénoncé les situations de blocage qui en découlaient. Mais personne ne daignait les écouter. Il est vrai aussi que des équipes de l’administration et du secteur privé ont planché sur une éventuelle refonte depuis très longtemps aboutissant, enfin, à un projet d’amendement consensuel en 2014. Sauf que depuis 2014, ce texte est resté gelé puisque jamais transmis au SGG et encore moins aux parlementaires.

Il a fallu qu’en marge de l’analyse du classement du Maroc au Doing Business, les responsables se rendent compte, enfin, de l’importance de cette réforme pour améliorer la prestation annuelle du Maroc pour la programmer et la faire voter en un temps record. En l’espace de 10 jours seulement, le texte a été bouclé au SGG, transmis à la première Chambre, examiné, amendé et voté… Qui dit mieux ?

Merci le Doing Business… !

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