Edito : Région de compétences

Edito : Région de compétences

La notion de patrimoine immatériel et de richesse globale prend tout son sens quand on parle de la communauté marocaine à l’étranger.

Pendant des décennies et à ce jour encore, on ne regardait les MRE que sous le prisme exclusivement monétaire à travers, notamment, le volume de leurs transferts annuels en devises. Ces transferts sont importants pour l’économie, certes.

Mais ce qui n’a surtout pas de prix, c’est toute la richesse et le bénéfice potentiel en développement que constitue cette diaspora et qu’on ne peut valoriser ni en millions ni en milliards DH. Quand, par exemple, un Marocain exerçant au Canada au sein d’un géant de l’aéronautique devient un vecteur pour transmettre à son pays natal de la connaissance et de la technologie, il contribue directement à l’enrichissement de l’économie à travers la création de valeur ajoutée.

Car la connaissance ainsi transmise permettra plus tard d’améliorer les compétences locales et donc d’attirer des investisseurs à la recherche de ces compétences. Cet exemple peut être dupliqué à volonté pour d’autres domaines et secteurs.

Il y a quelques semaines, le HCP avait rendu publiques les statistiques officielles en matière de création de richesse et de PIB qui se limitent malheureusement et pour l’instant à la contribution des 12 régions (physiques) que compte le pays. Mais si demain l’on décidait de comptabiliser ou valoriser l’apport de la matière grise, la 13ème région pourrait très certainement figurer en bonne place dans le classement.    

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