Edito : Réinventer la doctrine

Edito : Réinventer la doctrine

Comme chaque mois d’août, la traditionnelle lettre de cadrage de la loi de Finances devrait tomber dans quelques jours.

Elle va certainement contenir les «pavés», auxquels on a droit depuis quelques années, sur la rationalisation et la maîtrise de la dépense publique. Mais pour cette année, on devrait avoir droit à une rupture. En tout cas, si le gouvernement, son chef en tête, a bien compris et assimilé le contenu et la tonalité du dernier discours royal, les directives devraient être claires : si l’investissement public n’est pas réorienté de manière franche vers plus de productivité en emplois et si des mesures fortes ne sont pas prises pour faire exploser l’investissement privé et si, enfin, il n’y a aucune rupture en matière de dépenses pour les secteurs sociaux, la loi de Finances 2019 ressemblerait à un «budget de fonctionnement».

Or la loi de Finances doit être par excellence l’outil de la politique économique d’un gouvernement et pas seulement un simple dispositif comptable pour gérer les recettes et dépenses d’un Etat. Certes, les marges de manœuvre ne sont pas toujours confortables au vu des contraintes et des priorités. Mais peut-être que là aussi, il y a des lignes à faire bouger. Quand on parle de réinventer le modèle, cela passera également par le changement des paradigmes qui pèsent sur la gestion des finances publiques depuis des années :

le déficit budgétaire peut être un levier de relance économique. L’endettement, quand il est dirigé vers l’investissement productif et donc vers la création de richesses, n’est pas forcément à connotation négative. Le gouvernement pourrait profiter de la loi de Finances pour injecter, même à petites doses, le changement de doctrine…

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