Edito : Responsabilité partagée

Edito : Responsabilité partagée

Si la ville de Casablanca se mettait en tête de poursuivre en justice tous les opérateurs qui mettent en danger la vie du citoyen, ils seraient nombreux à devoir passer devant les juges.

Les bus ne sont pas la seule plaie de la métropole, loin de là. A la sortie sud de la ville, se déroule depuis au moins deux décennies un véritable désastre écologique et sanitaire, qui a pour nom la décharge de Médiouna.

Faudra-t-il attendre qu’il y ait des pertes de vies humaines pour que les élus et les responsables de la ville se décident à s’y attaquer sérieusement ? Et ce ne sont pas des poursuites judiciaires, comme dans le cas de M’dina bus, qui vont régler le problème car les responsabilités sont entièrement partagées quand bien même les élus casablancais cherchent à fuir les leurs. Le transporteur public opère dans la ville depuis des années sur décision des élus eux-mêmes qui sont censés contrôler et sanctionner s’il y a lieu.

Mais depuis des années, et malgré la faillite des prestations au vu et au su de tous, ils étaient aux abonnés absents. Ecarter un opérateur pour en mettre un autre ne réglera donc pas le problème tant que la gestion sera toujours la même.

Ce n’est pas un procès intenté à M’dina bus qui va améliorer le quotidien des usagers. Il risque même de l’aggraver. A moins que la ville ait prévu une solution de rechange pour parer momentanément à l’urgence d’assurer la continuité du service public. Ce qui est très peu probable…

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