Edito : Retraite hémorragique

Edito : Retraite  hémorragique

Il est de notoriété publique que les administrations publiques dans leur majorité font état d’un manque de ressources humaines.

De l’éducation à la santé, en passant par les ingénieurs et les techniciens toutes spécialités confondues, le manque se fait sentir quasiment partout. Mais alors que le Maroc n’a pas encore atteint le seuil imposé par les normes internationales, le pays doit faire face à un nouveau défi dans ce qui ressemble à l’une des pires situations paradoxales.

L’administration doit faire face dès maintenant à des départs massifs à la retraite. Si la planification, seule manière capable de détecter et anticiper ce genre de situation, fait défaut, l’Etat marocain est probablement en train de payer le prix de certains choix mal préparés après l’indépendance. A l’époque, les besoins étaient énormes en raison des politiques de marocanisation et il fallait embaucher à tour de bras pour boucher les trous.

Que de fois, des personnes avec des niveaux d’instruction beaucoup trop limités ont été propulsées directeur ou dirigeant uniquement parce qu’elles étaient capables de lire et écrire dans un Maroc post- indépendance des années 50 et 60 où l’analphabétisme battait encore des records. Quel lien avec la situation d’aujourd’hui? Nous dirons tout simplement que l’histoire est en train de se répéter. Le Maroc face au manque des ressources humaines et au départ massif à la retraite sera contraint de nouveau d’embaucher pour boucher les trous… uniquement. Cela a commencé il y a deux années dans l’Education nationale et cela risque de se reproduire dans le secteur de la santé. Les conséquences ne seront visibles que lorsqu’il sera trop tard….

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