Edito : Sang neuf

Edito : Sang neuf

Cela n’aura échappé à personne. Dans le dernier discours du Trône, en évoquant la nécessité pour le Maroc d’entamer sérieusement une nouvelle étape de son évolution, le message délivré en filigrane par le Souverain était très clair : le pays a impérativement besoin de sang neuf pour aborder sereinement les années et décennies à venir.

Naturellement, l’opinion publique très friande d’informations croustillantes et du spectaculaire a retenu plus l’insinuation royale d’un changement nécessaire au niveau de l’équipe gouvernementale. Mais ce n’est là que l’aspect le plus visible. L’appel de SM le Roi à un renouveau total est bien plus profond. Le sang neuf dont a besoin le Maroc concerne aussi toutes les composantes et tous les acteurs dont le gouvernement n’est qu’une infime partie.

L’administration, les élites intellectuelles, les partis politiques, les syndicats, la société civile, les ONG, les organisations professionnelles, les corps de métiers, le secteur privé toutes catégories d’entreprises confondues, tous sont aujourd’hui concernés par cet appel royal. Et le sang neuf ne se résume pas seulement à un changement de têtes. C’est le logiciel qu’il faudra complètement réinventer. Cela dit, et le Souverain l’a également bien explicité dans son discours, il ne s’agit pas non plus de faire table rase du passé et de tout ce qui a été fait ou réalisé. L’évolution d’un pays ou d’une nation à travers le temps est le fait de toutes les générations passées, actuelles et futures.

Chacune s’inspire inévitablement de son aînée et doit apporter sa contribution avec ses réussites et ses échecs, le tout, et c’est le plus important, avec un seul et unique mot d’ordre collectif: améliorer et faire avancer le pays dans le bon sens.

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