Edito : Santé malade

Edito : Santé malade

La scène se passe au CHU (Centre hospitalier universitaire) très connu Averroès et à l’hôpital 20 Août à Casablanca.

Une foule immense composée de centaines de personnes tente de prendre un rendez-vous devant l’accueil. Après vérification, un responsable sur place explique que cette situation est tout à fait normale du fait de la pression sur les services. Il semble ainsi que les lieux reçoivent des patients des quatre coins du Maroc pour des consultations ou des opérations chirurgicales. La situation dans d’autres CHU ou hôpitaux n’est pas bien meilleure.

Souvent, les responsables sont dépassés par la demande et les moyens pas assez suffisants pour répondre aux besoins exprimés. Notre santé publique est ainsi malade en raison de ses innombrables soucis et problèmes. Alors que des milliers de citoyens se dirigent vers les hôpitaux publics pour se soigner, ils n’ont d’autre choix que de compatir avec la situation de la santé publique dans le pays. Une santé délaissée et livrée à elle-même.

Le secteur qui doit répondre à une demande de plus en plus importante, ne parvient même pas à trouver d’autres solutions à ses propres problèmes et pépins. Il faut donc une stratégie nouvelle et des solutions innovantes à la pointe de la technologie pour résoudre cette équation. C’est d’autant plus vrai que la situation alarmante de la santé publique dure depuis au moins plusieurs décennies. Pourtant, la solution tarde et la souffrance perdure…

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