Edito : Terminal

Edito : Terminal

On le tient enfin ce Terminal 1 ! Il aura fallu 1,6 milliard DH d’investissement, trois directeurs généraux et dix longues années de travaux pour faire aboutir ce qui a constitué durant longtemps l’exemple même du chantier maudit.

Et si le projet a pu finalement voir le jour, après avoir englouti des milliards et surtout deux DG, c’est parce que la sérénité a été réinstaurée. Le chantier du Terminal 1 de l’aéroport Mohammed V rappelle d’autres projets emblématiques et non moins colossaux qui ont défrayé la chronique comme, dans les années 90, la station Taghazout, avec son célèbre feuilleton juridique qui aura duré des années. Cette dernière n’a d’ailleurs pu sortir véritablement de terre que quand ses promoteurs, dont l’Etat, les investisseurs et les opérateurs ont pu retrouver un climat de confiance, de calme et de la visibilité.

Et à l’instar de grands projets de ce genre, les réformes importantes et structurantes, qu’elles soient d’ordre économique, social ou sociétal, ne peuvent pas aboutir sans un climat de sérénité. Le débat constructif, l’enrichissement par les idées et les opinions contradictoires sont nécessaires. Ce qui est dangereux, en revanche, c’est la récupération «politicienne» des débats pour servir d’autres agendas et d’autres intérêts, le tout enveloppé dans la démagogie et la désinformation organisée. Depuis le début des années 2000, beaucoup de chantiers et de réformes en ont souffert comme le code de la route, la Moudawana ou encore plus récemment la décompensation…

Et la meilleure et seule manière de préserver les processus de changement, de les immuniser contre la «récup» se résume en deux mots : transparence et fermeté.

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