Edito : Tracer…

Edito : Tracer…

L’événement national majeur de ces derniers jours, à savoir le lancement du TGV, porte en lui des enseignements intéressants qui vont au-delà du cadre du développement technologique et du transport au Maroc.

Au moment de l’annonce officielle du projet, il y a 11 ans, il faut reconnaître qu’il avait suscité des réactions très contrastées entre ceux qui y voyaient une avancée majeure pour le Maroc et d’autres qui s’interrogeaient sur sa pertinence. Mais le projet a bel et bien été réalisé et aujourd’hui, quoi qu’en disaient certains à l’époque, il propulse le Maroc sur le devant de la scène mondiale en le plaçant dans le cercle fermé des pays maîtrisant la technologie de la grande vitesse.

Ils ne sont pas nombreux. Mais entre-temps, l’investissement lourd consenti dans le TGV n’a pas empêché ni retardé les investissements dans d’autres secteurs vitaux et sociaux ou encore dans les infrastructures. A la fin des années 90 et début des années 2000, beaucoup mettaient en doute le choix des pouvoirs publics pour l’option des autoroutes. Mais en plus de faire aujourd’hui l’unanimité, les autoroutes n’ont pas tué les routes nationales. Même mieux.

Elles ont été un des principaux vecteurs de l’amélioration de la performance économique et source d’émulation pour l’amélioration de tout le réseau routier du pays. Tout comme le TGV ne tuera pas le train conventionnel mais sera, au contraire, un moyen d’amélioration générale. Très souvent, les politiques publiques, au moment de leur énoncé, peuvent susciter des doutes ou de la résistance pour leur caractère novateur ou parce qu’elles viennent bousculer un ordre établi. Mais comme à l’échelle d’une organisation, une entreprise ou une communauté, pour conduire le changement, en plus de l’effort pédagogique,

il faut surtout se fixer un cap

et tracer…

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