Edito : Transformation

Edito : Transformation

La stratégie d’inclusion financière qui a récemment fait l’objet d’un soutien conséquent de 6,5 milliards DH de la part de la Banque mondiale va au-delà de la simple généralisation des services financiers.

Il s’agit véritablement d’un mouvement de transformation profonde qui devrait tirer dans son sillage l’économie tout entière. A commencer par tous les secteurs en liaison avec le numérique, le digital, les nouvelles technologies et les télécoms. Car en choisissant comme levier de l’inclusion financière les technologies digitales, le Maroc sera d’abord condamné à développer, moderniser et généraliser ses infrastructures technologiques comme les réseaux mobiles et la fibre optique. Mais ce n’est pas tout. Pour connecter davantage de citoyens, surtout ceux qui sont dans les zones les plus reculées, il faudra une multitude de nouveaux opérateurs, de différentes tailles, dans les domaines les plus divers.

En d’autres termes, pour avoir une offre plus large, cela passera nécessairement par plus de concurrence. L’Etat marocain devra donc inévitablement revoir son arsenal juridique, légal et réglementaire pour renforcer les opérateurs leaders mais aussi et surtout pour aider à l’éclosion d’un écosystème national de start-up, de petites et moyennes entreprises technologiques qui pourraient créer des dizaines de milliers d’emplois. En amont, ces nouveaux opérateurs devront trouver des moyens de financement et des compétences. A cela, on peut ajouter aussi le fait, évident, que l’inclusion financière d’un plus grand nombre de Marocains engendrera forcément un volume d’épargne important qui échappait jusque-là aux circuits formels de la finance. Donc des ressources en plus pour l’économie et de moins en moins de zones grises.

Si ce ne sont là que quelques exemples entre autres des effets induits possibles, il est certain que la combinaison judicieuse de l’inclusion financière avec l’économie digitale présentera pour le Maroc dans les années à venir un formidable gisement de croissance et de création de richesse, bien au-delà des 6,5 milliards DH de la Banque mondiale. Et c’est surtout un virage important de la transformation de l’économie qu’il faudra ne pas rater…

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