Edito : Vacance prolongée

Edito : Vacance  prolongée

Le temps politique et le temps économique sont résolument très décalés. Et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, le décalage des politiques n’est pas le propre du Maroc.

Il est universel et touche même des pays qu’on n’aurait pas soupçonnés. A commencer par les Etats-Unis d’Amérique. Et depuis plus d’un an, c’est la communauté d’affaires américaine installée au Maroc, et elle est nombreuse, qui en fait les frais. C’est que depuis le départ de l’ancien diplomate en janvier 2017, il y a presque un an et demi, les Etats-Unis d’Amérique n’ont officiellement pas encore d’ambassadeur au Maroc. Le fait est étonnant à plusieurs titres d’ailleurs.

D’abord parce que les relations diplomatiques entre les deux pays sont parmi les plus anciennes de Washington, le Maroc ayant été un des tout premiers Etats à reconnaître les USA. Ensuite, parce que le Maroc est le seul pays de la région et du continent qui a osé un accord de libre-échange avec les USA. La gestion d’un tel accord et des affaires qui en découlent suppose une présence diplomatique renforcée et en continu.

Ensuite, et c’est le plus important, la présence américaine au Maroc dans le domaine du business est imposante. Or la communauté d’affaires, comme on le sait, fonctionne aussi à la confiance et aux signaux y compris diplomatiques. Et en laissant vacant un poste d’ambassadeur pendant plus d’un an, on ne peut pas dire que le message véhiculé par l’administration américaine soit rassurant. A moins que le Department of State accorde au cas du Maroc une attention spéciale qui rend le choix du futur ambassadeur plus méticuleux que d’habitude…

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