Edito : Veille ad vitam

Edito : Veille  ad vitam

L’entrée en service de l’usine de Peugeot propulsera le Maroc dans le classement des plates-formes mondiales de l’industrie automobile.

Mais la partie est loin d’être gagnée pour autant. D’abord parce que le Maroc n’a pas encore atteint la taille critique qui commence à partir d’un million de voitures montées par an et dont le Maroc s’en approche à grands pas. Certains pays similaires ont déjà et largement dépassé cette barre comme le Mexique et la Turquie. Pour cela, il faudra qu’un troisième, un quatrième, voire un cinquième constructeur viennent s’installer au Maroc.

Mais ce n’est pas tout. En plus des traditionnels et désormais acquis, encouragements à l’investissement, avantages et autres incitations fiscales, les géants de l’industrie mondiale recherchent aussi les compétences, des employés et des cadres bien formés et qualifiés.

Sur ce volet également le Maroc a encore beaucoup à faire. Tout cela sachant que de l’autre côté, le gouvernement n’a toujours pas rendu sa copie sur deux sujets au cœur même de la démarche, à savoir la formation professionnelle et la nouvelle architecture des Centres régionaux d’investissement. Cela fait plusieurs mois qu’il y travaille d’ailleurs sans aucune visibilité pour l’instant ni résultats concrets. Or en matière d’investissements étrangers rien n’est acquis à vie. En atteste le cas récent de Bombardier. C’est le mode veille en permanence.

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