Éditorial

Les attaques dures et répétées du PAM contre le ministère de l’Intérieur ne méritent-elles pas, elles aussi, un communiqué nominatif, violent et stigmatisant de la part de ce ministère comme celui produit contre le PJD ? Cela serait, pour Chakib Benmoussa, une manière d’introduire une sorte d’équilibre salvateur entre les partis politiques et sortir d’une impasse institutionnelle dans laquelle il est en train de se laisser enfermer à cause d’une politique de deux poids, deux mesures qui manque pour le moins de cohérence. Le wali de Marrakech fait l’objet de graves accusations. L’invalidation de la circonscription de Menara dans cette même ville fait tomber le maire PAM de cette cité. Les doutes concernant l’administration locale lors des récentes élections se multiplient. La justice marocaine, pour une fois qu’elle agit d’une manière qui suscite le respect et l’honorabilité, est prise à partie par ceux-là mêmes qui veulent l’instrumentaliser notamment dans des affaires de politique et de presse. La situation est pour le moins confuse. La dégradation réelle des affaires publiques et, particulièrement, du climat politique crée une ambiance délétère qui tranche avec ce qui doit prévaloir à la veille d’une Fête du Trône de dix années remarquables de règne. Au contraire, cette Fête doit être un moment de sérénité profonde, propice au bilan et à la réflexion, et de célébration intense, favorable à l’union et à la solidarité nationales. Sans verser dans la paranoïa des temps jadis, il y a, à l’évidence, une horloge qui s’est détraquée et sur laquelle, pour l’instant, aucun horloger ne se penche. Nos adversaires ne sont pas ceux que nous croyons être. Il y a aujourd’hui dans notre pays une vraie volonté suicidaire d’autodestruction qui prend naissance dans nos propres entrailles et qui veut nous faire renouer avec la culture de l’échec et de la régression.

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