Éditorial

Il n’est pas sûr que nos amis algériens soient derrière le coup de l’affaire du séparatiste (!) Mohamed Abdelaziz à Tripoli. Le «crime» leur profite, mais ils n’en sont pas les auteurs. Pour une fois. Ceci étant, nous sommes dans une guerre de tous les instants où tous les coups sont permis. Cela fait 34 ans que ça dure. On reçoit des coups et on en donne. Depuis que nos voisins de l’Est nous ont hissés au statut enviable, et honorable, d’ennemi stratégique et intime, nous sommes obligés de nous comporter en tant que tel. Dignement. C’est un statut que nous devons mériter. Alors, me demande-t-on, Bouteflika ira-t-il ou n’ira-t-il pas en voyage officiel en France ? Je n’en sais rien. Mais, il semblerait qu’il ne veuille pas y aller à la suite du voyage d’Etat de SM le Roi prévu pour le mois d’octobre. L’Algérie ne passe jamais en N°2 après le Maroc! Ses valeurs nationales le lui interdisent. Comme ses valeurs nationales lui interdisent de refuser le plan d’autonomie marocain pour le Sahara, le soutien de la France, notamment, à ce projet, la paix au Maghreb, l’intégration régionale, etc. C’est fou ce qu’on peut mettre sur le dos des valeurs nationales surtout quand celles-ci ne sont porteuses d’aucune once d’humanité, d’aucune poussière de fraternité et d’aucune perspective d’avenir pour un vivre ensemble pacifique et civilisé. En fait, ne dit-on pas que personne ne peut offrir ce qu’il ne possède pas.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *