Éditorial

Vae victis, une expression latine qui veut dire malheur aux vaincus, s’applique parfaitement au dernier communiqué du PAM. «Le PAM se déclare disponible à œuvrer de concert avec les autres partis sur la base du projet démocratique moderniste», cette main tendue est celle d’un parti victorieux auquel le sort a souri,  auquel les suffrages ont afflué et auquel les assemblées se sont ouvertes. Malheur aux vaincus, en effet. Qu’ont fait ces derniers, les vaincus, pour adoucir ce sort qui allait les frapper. Pour opposer une vraie résistance. Pour améliorer la compétition démocratique. Pour mobiliser des troupes de qualité. Pour produire des bilans honorables. Rien. Ils ont été emportés par un tsunami auquel ils ont continué à faire des courbettes, par lâcheté atavique, jusqu’à la dernière seconde de leur existence de partis faillis et d’élite politique repue. Ni les partis n’ont fait face, correctement, ni les organes qui leur sont affiliés — auxquels on trouve beaucoup de qualités ces derniers temps—, n’ont pu relever le défi au niveau du rôle national avant-gardiste qu’on entend leur faire jouer. C’est dommage. Le combat aurait été magnifique. Il n’a pas eu lieu. Il cessa faute de combattants. Aujourd’hui, le PAM est un acteur central de la vie politique qui tend la main aux formations qu’il a défaites sur le terrain. Il se met en posture de configurer, à sa guise, et selon ses valeurs, la future coalition avec laquelle il entend assumer son leadership et ses prochaines, et incontournables, responsabilités gouvernementales. Qui dira non ? Personne. Et 2012,  c’est déjà aujourd’hui.

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