Éditorial

Entre l’Istiqlal et l’USFP, deux partis de la coalition gouvernementale, c’est la guerre. Par voie de presse, les noms d’oiseux fusent. Les appréciations dépréciantes, aussi. Les protagonistes de cette affaire n’ont pas hésité une seconde à importer ce conflit partisan au sein du Conseil de gouvernement. Cette honorable instance délibérative, dont la vocation constitutionnelle est de s’occuper des affaires des Marocains, s’est trouvée otage d’une bisbille politicienne qui aurait pu se régler à un autre niveau. La transparence des marchés publics, puisque c’est cela l’origine du conflit entre les deux «partenaires» politiques, se dénoue en général à des niveaux plus appropriés. Savoir, si oui ou non, le fils du Premier ministre a profité indûment d’un marché public relatif à la prévention médicale de la grippe porcine n’est pas un point qui a vocation à être à l’ordre du jour de  ce vénérable conseil. Désinformation, coup bas politique ou attaque frontale contre Abbas El Fassi, c’est à une enquête indépendante, l’affaire étant devenue nationale, de déterminer cela et de tracer la frontière réelle entre la calomnie et la vérité. Maintenant, pour clore ce chapitre regrettable et douloureux, notons que cette altercation violente, au-dessous de tous les seuils déontologiques acceptables, s’est faite par le truchement de la presse partisane, celle-là même à laquelle Khalid Naciri, ministre de le Communication, souhaite, en dépit de tout bon sens, faire jouer, dans le secteur de la presse, un rôle d’avant-garde moral, éthique, déontologique, national, patriotique et que sais-je encore… On n’est pas sorti de l’auberge. Et le meilleur est à suivre.

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