Éditorial

Les Marocains sont férus d’études à l’étranger. Ils sont les premiers investisseurs dans ce domaine. Ils battent tous nos voisins du Maghreb. Une enquête intitulée : «La mobilité internationale des étudiants marocains : stratification scolaire, investissement familial et opportunité» montre, à l’évidence, que nous continuons à croire à la puissance du savoir pour changer la vie ou préparer l’avenir. C’est étonnant. Car les valeurs qui dominent actuellement la société semblent être autres. L’argent facile, la combine, le noir, le trafic, l’import-import, l’argent sale (il peut être aussi facile, et noir), etc. A moins que tout ce pognon que l’on peut avoir sans forcément avoir fait des études sert aussi à financer des études ? Dans tous les cas, tous les métiers à études qui par le passé faisaient la gloire de familles et la fierté des géniteurs sont en crise. Connaissez-vous beaucoup d’avocats heureux ? Des architectes ? Des médecins ? Des pharmaciens ? Pas tellement. Les lauréats sont nombreux et les places au soleil sont chères. Alors des études pourquoi faire ? Pour prendre des emplois non qualifiés? Pour animer les sit-in devant le Parlement ? Soyons sérieux deux minutes ! Les familles ne s’y trompent pas. Elles savent que le salut vient des sacrifices qu’elles consentiront pour leurs enfants. Il y en a  plein de ces jeunes Marocains dans les prépas, les grandes écoles, les universités, etc. Partout dans le monde. C’est du talent à l’état pur. Et c’est, ça aussi, une autre manière d’être marocain.

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