Éditorial

La fermeté judiciaire avec laquelle est traitée l’affaire des séparatistes de l’intérieur semble signer la fin de la partie. Pendant longtemps, — au moins pendant ces cinq dernières années — les tenants du séparatisme sahraoui ont pensé défendre de l’intérieur une position «banalisée» contre l’intégrité territoriale du Royaume sans aucun préjudice légal. Une sorte d’impunité légitime. Selon eux, la liberté d’expression, la liberté d’aller et venir, les avancées démocratiques constituent une faille dans le système politique marocain qu’il convient d’exploiter pour faire avancer leur cause. Les stratèges d’Alger, les galonnés de la guerre civile, que l’évolution du Royaume a commencé à gêner énormément — au point de justifier une fermeture durable des frontières pour éviter tout comparatisme ravageur — ont, alors, développé l’atout «séparatisme de l’intérieur» greffé sur des problématiques, au demeurant réelles, concernant l’enracinement de la culture des droits de l’Homme au Maroc portées par des ONG nationales extrêmement dynamiques. Le piège s’est, alors, brutalement enfermé sur nous. Nous avions «médiatiquement» perdu la main face à la machine d’Etat de propagande algérienne au point de restreindre ou, de rogner, les larges espaces que nous avons intelligemment conquis sur le plan politique avec la décisive proposition d’autonomie. Le séparatisme, redevenu un délit que le tribunal militaire ne manquera pas de qualifier sérieusement, va retrouver un coût pénal. C’est une bonne nouvelle notamment pour les Sahraouis unionistes qui voyaient leur loyauté séculaire démonétisée par un laxisme mou qui semblait s’accommoder d’une trahison rampante et téléguidée.

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