Éditorial

Ce qui est rassurant, c’est que le rapport de l’Observatoire national du développement humain (ONDH) cerne parfaitement le déploiement de l’INDH sur le terrain. Il pointe les tares, les insuffisances et il propose des solutions. Il repère les réussites et essaie, par des propositions, de les inscrire dans la durée. L’INDH est sans conteste une initiative louable — un formidable levier — mais compliquée. Tous les acteurs : Etat, élus, associations, n’ont pas la même expertise ou les mêmes compétences pour tirer le maximum de ce qui, parfois, peut devenir une «usine à gaz» compte tenu de la complication de la démarche et de l’aspect révolutionnaire de la philosophie. Il est clair que l’on peut faire davantage et aller plus loin pour améliorer le développement humain dans ce pays. Il serait dommage que des questions de méthodes minimisent l’impact social énorme que peut avoir cette initiative. Quand l’argent est là, les gens ne savent pas quoi faire pour aller le chercher. Quand les projets sont là, les procédures sont compliquées. Quand, parfois, le financement et les projets existent, les associations, peu formées, ne sont pas à la hauteur. Voyez-vous, pour que l’INDH fonctionne, tous les membres de l’orchestre doivent jouer la même partition avec un même chef d’orchestre. La mise en musique est une affaire de connaissance musicale, certes, de solfège, assurément, mais aussi une question de talent. Les recommandations de l’ONDH du président Rachid Benmokhtar (voir interview p.21) tracent des pistes sérieuses. Le retour de SM le Roi sur les perspectives de l’INDH pour 2011-2015 permettra certainement de pallier rapidement aux insuffisances constatées. Il faut que cette belle et généreuse initiative reste belle et généreuse sur le terrain.

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