Éditorial

L’affaire de la séparatiste Aminatou Haidar se complique. La gréviste de la faim sahraouie, installée à l’aéroport de Lanzarote, voit sa ligne de défense prospérer. Elle veut rentrer à Laâyoune, — et elle va probablement réussir à le faire sous l’effet de la pression internationale — sans faire aucune concession exigée par les autorités marocaines. Admettre formellement sa nationalité marocaine pour avoir un passeport lui permettant de retrouver ses enfants à Laâyoune. Cette femme avait, quelques jours auparavant, refusé de faire état sur sa carte de débarquement de sa qualité de Marocaine d’où la décision des autorités de son renvoi immédiat vers les Canaries sans passeport. L’Algérie a fait de cette affaire une affaire d’Etat. Tous ses puissants canaux de propagande ont été actionnés au point que le SG de l’ONU Ban Ki-moon, lui-même, a été ébranlé. Une vraie confusion a été habilement installée rendant quasi illisible la position marocaine. En clair cela donne: si le Sahara est marocain, Haidar est aussi marocaine, auquel cas personne ne peut la priver de sa nationalité. Si elle n’est pas marocaine, car elle est une séparatiste à la solde des Algériens, on ne voit plus pourquoi on négocierait encore  avec le Polisario pour le convaincre de notre offre d’autonomie. On discute avec eux parce qu’ils sont, bel et bien, séparatistes et on veut les convaincre de les faire revenir chez eux, au Maroc bien évidemment. En fait, soit les séparatistes sont des Marocains égarés avec lesquels on discute, soit ils ne sont que des mercenaires payés par l’Algérie et on leur fait la guerre. S’il y a un entre-deux, entre ces deux positions, il n’est pas tenable. C’est bien dans cet entre-deux gris que l’on s’est dangereusement installé. Autant la situation des 7 est claire. Autant celle de Haidar a besoin d’être simplifiée. La complexité ne profite qu’à nos adversaires qui ont compris l’avantage qui peut être tiré d’une situation dont nous n’avons pas assez analysé les calamiteuses conséquences.

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