Éditorial

A l’évidence, nous ne sommes pas dans le débat. Au moins médiatiquement. Quand on regarde, par exemple, les chaînes du service public, on ne voit aucune trace sérieuse, aucune mobilisation intellectuelle, aucun intérêt notable pour ce qui secoue la planète depuis plusieurs semaines. Nous sommes hors du temps. Copenhague, chez nous, c’est circulez il n’y a rien à voir. Combien d’émissions spéciales, combien d’interviews, combien de correspondants, combien d’envoyés spéciaux, combien de directs, combien de magazines, etc. Rien. La mobilisation médiatique internationale sans précédent pour l’avenir écologique de la planète ne nous concerne pas. Dommage. Alors que dans ce pays l’enjeu écologique est de taille. Nous avons un environnement, des paysages, un biotope, un littoral, des sites à préserver et en même temps nous sommes si peu avancés dans le domaine de l’industrialisation que l’on peut se permettre toutes les audaces écologiques pour l’avenir. Pour nous, et pour l’ensemble de la planète tellement la responsabilité est  imbriquée. Nous tenons avec la Charte nationale de l’environnement un bon levier. Encore faut-il que l’on aboutisse à une vraie vision et une vraie stratégie opposable à tous les acteurs. Il nous faut aller dans les détails et assujettir, d’une manière méthodique et planifiée,  toutes nos activités de développement au principe, désormais incontournable, celui de la durabilité. A l’occasion de l’établissement de la Charte nationale, prévu en avril 2010, c’est un vrai horizon écologique que nous devons tracer pour ce pays. Pour y arriver, il faut un vrai débat national. Public et populaire. Et, malheureusement, sans médias, il n’y a pas de débat.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *