Éditorial

Les pressions se multiplient en Espagne, notamment dans les milieux gauchisants de Izquierda Unida (IU) pour faire intervenir le Roi d’Espagne dans le cas Haidar. La pression est forte et les procédés utilisés pas si honnêtes que cela en laissant croire que le Roi veut, de lui-même, intervenir mais que Zapatero le retient. L’enjeu est de mettre face-à-face le Roi du Maroc et le Roi d’Espagne après avoir échoué à mettre en opposition frontale le gouvernement espagnol et le gouvernement marocain. La convergence entre le gauchisme nourri par les sanglots du colonialiste repenti et le populisme anti-marocain d’une droite franquiste, nostalgique et raciste, accrochée à ses  confettis coloniaux crée une situation politique interne difficile pour le gouvernement de Zapatero. Le redéploiement ferme et clair des ministres et des parlementaires marocains en Espagne-même, la mobilisation de l’opinion publique font montre d’une résolution totale, solide et légitime dans cette scabreuse affaire montée de toutes pièces par les services algériens. Personne n’est dupe. C’est la guerre autrement. Les Algériens ont choisi le terrain de la propagande. Ils marquent des points, notamment, contre le gouvernement espagnol lequel pour la première fois fait l’objet d’une attaque directe et massive des services algériens retournant contre lui sa propre opinion publique pour des raisons pseudo-humanitaires liées à une fausse grève de la faim. Une farce. Maintenant que va-t-il se passer ? Ce qui est sûr, compte tenu de la manière dont les choses se sont engagées, est que Haidar n’aura pas de passeport marocain sans se plier aux exigences naturelles qu’implique une citoyenneté assumée, pleine et totale. Et encore ! Un passeport algérien serait plus utile à son combat séparatiste. Pour le reste, c’est-à-dire la gestion immédiate de la crise, il faut continuer à «isoler» les relations maroco-espagnoles, déloger la fausse gréviste de l’aéroport de Lanzarote, l’hospitaliser si utile et la perfuser si nécessaire. Comme cela, elle pourra continuer sa comédie jusqu’à l’extinction des lampions de la supercherie.

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