Éditorial

Les deux soldats norvégiens qui ont kidnappé les enfants de Khalid Skah ne seront pas sanctionnés par leur armée. Les stratèges norvégiens ont considéré que le délit ayant été commis en dehors des heures de service des intéressés ne pouvait être, par conséquent, décemment sanctionné. En clair, les crimes commis en dehors des heures ouvrables ne tombent pas sous le coup de la loi qui elle, comme tout le monde le sait, ne s’applique en Norvège que les années bissextiles quand la température moyenne dépasse les 50° Celsius en plein hiver un jour de pleine lune. De qui se moque-t-on? Nous tous, on avait pensé à l’époque que les autorités marocaines sur-réagissaient, voire exagéraient, ce conflit de nature privée opposant l’ancien athlète international à son ex-épouse norvégienne. Mais la réalité est pire que nos prédictions les plus sombres. La Norvège dans cette affaire s’est comportée en Etat voyou et a commis un acte condamnable en droit international et en droit privé. Les parangons de la démocratie, des droits de l’Homme et de l’Etat de droit se comportent comme de vulgaires voyous, sans éducation et sans respect pour les autres. Le contre-amiral norvégien Haakon Bruun-Hanssen, en couvrant cette opération foireuse par une jurisprudence calamiteuse, ne fait pas honneur à son corps d’armée. Et en plus ces gens-là nous donnent des leçons en matière d’autodétermination des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes. Vraiment. Des paroles de bucherons bourrés durant leurs heures de service.

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