Éditorial

Il est quand même plus que méritoire de voir la WAN-IFRA — une institution internationale du monde de la presse, l’édition et l’impression — tenir son salon à Casablanca alors que la crise du secteur est mondiale. Nous y avons tous vu un double message : un formidable espoir des professionnels et des experts internationaux dans une sortie de crise rapide et un encouragement au Maroc pour les efforts entrepris ces dernières années dans ce domaine. Augmentation de la diffusion, multiplication des titres, hausse du chiffre d’affaires des fournisseurs, etc. Tous ces paramètres, portés par le processus de libéralisation que vit le pays, ont viré au vert. Le constat était unanime. Mais il demeure un enjeu de taille signalé par tous les experts : il faut gagner la bagarre de la modernisation des outils de production de la presse, celle en fait de la qualité de l’imprimé, et relever le challenge historique qui consiste à élargir des circuits de diffusion afin de consolider la place de l’écrit dans notre société. Les compagnons de Gutenberg qui se sont réunis, en marge de l’IFRA, pour un jumelage au Maroc, ont tenu également à souligner la vitalité du secteur dans le pays et délivrer un message d’optimisme affirmant qu’aucun média numérique —des supports de l’immédiateté — ne peut remplacer la valeur de l’écrit même si celui-ci sera de plus en plus dématérialisé. Le temps du commentaire, de l’analyse, du recul, du débat, de la mise en contexte restera attaché au temps du journalisme surtout si celui-ci reste intimement lié aux valeurs éthiques et déontologiques qui le fondent.

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