Éditorial

S’il y a un sujet qui a donné lieu à une unanimité remarquable, lors du dialogue national «Médias et Société», c’est bien celui du droit à l’accès à l’information. Tous les intervenants ont considéré que si ce droit est garanti, la production de la presse s’en trouvera améliorée et le niveau légitime d’information des lecteurs augmentera. Plusieurs pays ont organisé cet accès à l’information par la loi. Celle-ci oblige notamment l’Etat et ses dépendances, le service public d’une manière générale, selon des procédures connues, à livrer au public toutes les informations concernant leurs activités. Bien sûr cette loi définit ce qui est public et ce qui ne l’est pas, ce qui est classé, confidentiel, etc. et les modalités pour lever ces classements. C’est, donc, une affaire sérieuse et un vrai chantier qui parce que, en effet, on ne peut pas, d’un côté, continuer indéfiniment à dénoncer les rumeurs de la presse, et d’un autre organiser scrupuleusement le black-out de l’information. L’affaire du salaire du nouveau sélectionneur national est édifiante à plusieurs titres. On dément formellement les rumeurs circulant sur ce salaire que l’on a qualifié de fantaisistes. Et en même temps on ne livre pas le vrai salaire du nouvel entraîneur comme si c’était un secret défense. On peut dire que ce n’est que du foot et s’arrêter là. Mais la démarche malheureusement est emblématique d’un rapport à l’information qui n’est pas sain. Dans tous les domaines, à quelques rares exceptions, la règle est de ne rien livrer. Et quand les informations sont données, elles sont soit à contretemps ou soit de nature purement «institutionnelle» présentant peu d’intérêt pour les lecteurs. La clé de la mise à niveau de notre système de l’information passe par une loi opposable à tous qui fait de la transparence la règle et non l’exception.

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