Éditorial

La lutte pour l’état de droit  n’oppose pas toujours la société à l’Etat. Une qui serait vertueuse, par nature, et l’autre, censée être son expression, le représentant de l’intérêt collectif, toujours douteux, par définition. Pas si sûr. Il arrive parfois que l’Etat mène la guerre à lui-même pour établir ou rétablir l’Etat de droit. Ce qui se passe à Al Hoceima, actuellement, est un cycle de gouvernance connu. On fait une remise à zéro, une réinitialisation, du système local, en anglais un reset : On remet les pendules à l’heure. Le système local s’est autonomisé, un système dans le système ou un Etat dans l’Etat de nature mafieuse. Les plaintes des citoyens ont fini par atterrir sur le bureau du Souverain. Les enquêtes diligentées par la suite se sont avérées accablantes. Le reste est connu. Quand ça bouge, c’est d’un seul bloc. Limogeages, mises à la retraite, poursuites judiciaires, etc. Le nettoyage est brutal, impunité nulle et tolérance zéro. Le zèle est l’auxiliaire le plus usité de celui qui arrive en retard sur un dossier pourri. Quand un système local se met à déraper, aussi gravement, il n’y a pas, quelque part, un tableau de bord qui commence à virer au rouge à titre préventif pour nous éviter ensuite de faire l’intégrale. Ne connaît-on pas les régions poreuses pour les équiper d’avance de systèmes d’informations préventifs et fiables?

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