Éditorial

La mise à niveau globale du pays passe aussi, et urgemment, sur le plan sanitaire par l’adoption de certaines mesures draconiennes pour minimiser le risque alimentaire dans le pays. C’est un vrai problème de santé publique. Hiver comme été, la menace des intoxications alimentaires est omniprésente. Tout est en cause. Le transport des produits alimentaires, leur exposition à la vente, l’hygiène des personnels, etc. Pour certains produits toute la chaîne est sale. Si nous prenons uniquement l’exemple de la viande on est rapidement édifié. De l’abattage qui, une fois sur trois, est clandestin, au transport de la viande dans des camionnettes douteuses ou dans des coffres de voitures banalisées, aux transporteurs eux-mêmes qui ne sont pas d’une propreté irréprochable, loin s’en faut, à l’exposition de cette «barbaque» dans des étals non réfrigérés sous un soleil de plomb, tout y est. La totale. Pourquoi continuons-nous à tolérer tout cela? Personne ne peut mettre au propre cette filière? Ni les villes, ni les préfectures, ni les provinces, ni le ministère de la Santé, ni l’Etat ne peuvent agir. C’est ahurissant. Vous me direz que dans un pays, comme l’exemple récent d’Al Hoceima vient de le démontrer, où la prolifération des bidonvilles, malgré toutes les politiques publiques mises en place, s’accélère à cause de la corruption endémique des fonctionnaires, notamment ceux qui relèvent de l’autorité, il sera difficile de mettre de l’ordre nulle part.

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