Éditorial

En février 2009, deux Américains  noirs, fonctionnaires de leur état, ont été tabassés par la police espagnole à Barcelone. Ils ont reçu le traitement raciste de premier choix que réserve la police espagnole aux Blacks, aux moros et autres métèques. Cela avait d’ailleurs mal fini puisque cette affaire a été inscrite sur le site web du département d’Etat donnant des conseils aux Américains voulant se rendre en Espagne leur demandant de faire attention aux préjugés raciaux. Selon l’AFP, cette mention vient d’être enlevée du site à la veille du voyage de Michelle Obama et de sa fille Sasha à Marbella. N’empêche qu’elles doivent faire gaffe. Les dérapages de la police espagnole se développent ces derniers temps. La gangrène raciste fait son œuvre y compris à la tête de la hiérarchie sécuritaire. Et les forces de l’ordre ne savent plus à quel extrémisme se vouer. Anti-black, anti-moro, anti-marocain, etc. La liste de la haine est longue. L’appareil sécuritaire n’a rien du modèle européen auquel l’Espagne d’aujourd’hui s’identifie tant bien que mal reste une structure archaïque, rétrograde. Il a raté sa «défranquisation» en enterrant très mal les années de plomb durant lesquelles la police franquiste livrée aux démons de la dictature raflait les honnêtes citoyens, ses propres concitoyens, à la mode nazie. Ils ont encore du mal, avec nous, à tourner cette page.

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