Éditorial

Des tombereaux d’insultes sont déversés tous les jours sur le gouvernement Zapatero par la droite espagnole du PP, certainement la plus arriérée d’Europe. Tout y passe. Le fait que le président du Conseil se soit concerté sur l’affaire des dérapages racistes de Mellilia avec le Roi Juan Carlos a mis les néo-franquistes dans tous leurs états. Cette rencontre au sommet montre selon eux que le gouvernement espagnol n’a pas de ministre des Affaires étrangères. Voire pas de gouvernement du tout. L’envie pressante de retrouver le pouvoir, les effets de la crise, la fragilisation du gouvernement Zapatero, donnent à la droite espagnole des ailes pas toujours légitimistes. Ils sont capables de tout et ils l’ont démontré historiquement. Leur proximité consanguine avec les milieux sécuritaires: CNI, Guardia Civil, etc. fait qu’ils manipulent à outrance l’affaire de Mellilia  pour assurer la défaite de Zapatero quitte à mettre à terre les relations maroco-espagnoles. Mais le PP espagnol n’est jamais aussi fragile que quand il est sûr de son coup. Son arrogance maladive l’expose à tous les coups tordus, et souvent ces coups se retournent contre lui comme lors de la manipulation de l’opinion publique à laquelle s’est prêté Aznar à la suite des attentats de Madrid. Si les milieux sécuritaires espagnols, et leur bras politique franquiste qu’est le PP, ne comprennent pas que jouer, aujourd’hui, avec les relations bilatérales marocaines, c’est jouer avec le feu, ils ne comprendront jamais. Le Maroc va devoir à un moment ou à un autre sur le terrain, légitimement, leur  expliquer quelles sont  les contraintes irréfragables, incontournables et irréductibles qu’imposent à des hommes d’Etat responsables les contraintes de bon voisinage et surtout de la géographie.

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