Éditorial

L’arrivée de France Telecom sur le marché de la téléphonie au Maroc aura, sans conteste, des incidences sérieuses sur le rapport de force actuel entre les différents opérateurs. Maroc Telecom qui est en fait Vivendi — présent sur le marché hexagonal avec la marque SFR — va retrouver une vieille connaissance sur le marché marocain. Ils vont refaire le match.  Habituellement, entre les deux opérateurs, la concurrence est rude. Il n’y a aucune raison pour que le combat ne continue pas sous le soleil marocain. Abdeslam Ahizoune qui constitue à titre personnel, avec ses réseaux institutionnels et son entregent médiatique, la seule vraie valeur ajoutée de Vivendi au Maroc — pour combien de temps encore ?— sera sans doute davantage sollicité par les actionnaires. L’objectif pour eux est de vouloir garder une avance dont l’essentiel du poids provient des  restes des «privilèges» de service public hérités du passé. Le fait que presque la totalité du marché — à part Inwi, le petit opérateur qui monte — soit devenue, aujourd’hui, bleu-blanc-rouge donne une sorte de cohérence «stratégique» à l’ensemble du secteur. Elle peut être critiquable mais elle présente aussi des avantages  indéniables.  Les deux opérateurs français ne sont pas  insignifiants au niveau international. Ils ont une sérieuse légitimité professionnelle, du savoir-faire, de l’intelligence des marchés. Il faut juste, au final, que le consommateur marocain se retrouve réellement dans cette nouvelle situation concurrentielle.

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