Éditorial

Ce n’est pas la première fois que le Souverain aborde la question de la réforme de la justice dans ses discours. Mais la manière dont ce sujet a été abordé, vendredi dernier, dans le discours d’ouverture  de la première session de la 4ème année législative laisse présager que la réforme  endormie tel un volcan va entrer désormais dans une phase d’activité. SM le Roi parle expressément de cette réforme et lui trace une haute ambition: «A l’instar de notre initiative instaurant le nouveau concept de l’autorité pour assurer une bonne gestion des affaires publiques, nous avons décidé d’instituer un nouveau concept pour la réforme de la justice, sous l’intitulé «La justice au service du citoyen». La volonté du chef de l’Etat est acquise, le mot d’ordre est lancé, le concept est en chantier, le ministre de la Justice, le gouvernement et le Parlement sont invités donc  à donner corps, dans les meilleurs délais, à cette réforme. Que veut le peuple ? Justement ce que veut le peuple, c’est une bonne justice, juste et égale pour tous. C’est-à-dire, et sans détours, une justice indépendante et professionnelle. Cela fait des années que les promesses de réforme sont engluées dans les marécages des circonstances, des discours et des velléités multiples. Comme si l’hydre à mille têtes de la mauvaise justice était immortelle sous nos contrées. Aucune tête n’est tombée alors qu’elles sont toutes mûres depuis longtemps. La formation des magistrats, leur rémunération, l’éthique et la moralité des juges, l’organisation des tribunaux, les moyens humains et matériels d’une bonne gouvernance judiciaire… toutes ces questions, et ces thématiques,  ont été mille fois, elles aussi, ressassées, analysées, compilées sans, à ce jour, de résultats probants.

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