Éditorial

Le temps presse. La mise à jour du Parlement — douloureuse comme toujours — a permis de figer les effectifs partisans pour cette rentrée parlementaire. En gros, nous savons qui est où, et combien chaque groupe pèse. Ce n’est pas un exercice inutile. De l’arithmétique pure. Cela impacte directement les rapports de force politique dans le pays et notamment, au final, la configuration du gouvernement. Et c’est là où il y a urgence. Depuis le discours du Trône, le reprofilage du gouvernement est attendu. D’abord pour des questions de rendement sectoriel. Et ensuite pour des raisons politiques dues justement à la mise à jour parlementaire. En clair, ceux qui ne bossent pas ou pas assez seront invités à céder leur place. Et ceux qui ont rejoint la majorité parlementaire devront trouver un écho naturel à leur ralliement sur le plan gouvernemental. A ce jeu, il y aura des perdants et des gagnants, c’est normal. Un parti qui a vu ses effectifs parlementaires se vider, voire fondre comme beurre au soleil, ne peut plus prétendre au même quantum ministériel. C’est la variabilité de ce quantum  qui nourrit aujourd’hui les espoirs de nombreux ministrables et crée une espèce de guerre de position larvée dans certaines formations politiques. Le choix des ministres a toujours été pour les partis politiques marocains, en l’absence de procédures claires, un moment traumatisant. C’est pour cela que ce dossier leur échappe de plus en plus au profit des visiteurs du soir.

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