Éditorial

«L’Algérie et la plupart des autres pays sont préoccupés par les risques d’un référendum qui pourrait diviser le Soudan en deux parties», a affirmé récemment M. Medelci, ministre algérien des Affaires étrangères. Il ne faut pas rire. Il a ajouté que «cette situation pourrait introduire un élément d’«exacerbation» de l’instabilité que connaît cette sous-région sur une période plus longue et établir un précédent grave». Là vous pouvez y aller, franchement. Et même pleurer de rire. Cela fait près de 40 ans que le projet national — peut-être l’unique — du pouvoir algérien est d’amputer le Maroc de son Sahara par le truchement d’un référendum impossible sans fondement, ni juridique ni historique, et maintenant M. Medelci, toute éthique bue, veut nous faire croire que la situation au Soudan inquiète son pays qui est attaché à l’unité et à l’intégrité territoriale du Soudan. C’est la schizophrénie du pouvoir algérien dans toute sa splendeur. L’ incohérence obsessionnelle dans toute sa superbe. Cette pathologie algérienne est une donnée géopolitique majeure pour notre pays. Toute planification stratégique de notre action — un essai de rationalisation de notre projection dans l’espace et dans le temps — doit tenir compte de cette irrationalité du pouvoir algérien qui structure durablement, pour le malheur de nos peuples, la vie de notre région.

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