Éditorial

La prestation du SG du PPS, sur la première chaîne, a redoré quelque peu le blason de la politique partisane au Maroc. Il a su se jouer des handicaps — un format improbable et une animation impossible —  de l’émission de Mustapha Alaoui. Nabil Benabdellah, qui se révèle un chef de parti habile,  avait ses messages, son agenda et ses priorités. Il les a tous faits passer. Il a tout décliné. Premier constat : la politique est un métier et il est possible d’y développer une démarche professionnelle. Deuxième constat : On ne peut pas faire de la politique sans convictions, sans valeurs et sans principes. Le PPS, malgré son insuffisance électorale, sa faiblesse organisationnelle et sa fragilité parlementaire, demeure un parti qui est construit sur le plan idéologique. En tout cas, il a de beaux restes. Troisième constat et non des moindres, c’est que sur des sujets comme les alliances hors Koutla, la vocation de la gauche, la répartition constitutionnelle de pouvoirs rénovés, la responsabilité du gouvernement, la crédibilité parlementaire, la cause nationale, etc. il est possible de développer une «petite musique», certes politiquement correcte, —nous ne sommes plus dans la recherche d’un contre-projet de société — mais qui est abrasive sur le fond. Une manière de dire les choses dignement sans verser dans les excès et les surenchères du passé.

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