Éditorial

Le fait que l’on apprenne par WikiLeaks — le nouveau café du Commerce mondial — que la proposition d’autonomie marocaine sur le Sahara a vu plusieurs fées se pencher sur son berceau ulcère certains. Ils en sont malades. Le document a été manifestement rédigé à plusieurs mains. Français, Espagnols, Américains, etc. Chacun a été de sa contribution directe ou indirecte. à la bonne heure. L’idée est effectivement très intelligente. Il fallait trouver un consensus, utile pour la paix dans la région, entre gens sérieux, avant la fin de la finalisation du texte. Et il a fallu, aussi, que cette proposition corresponde à ce qui se fait de mieux en la matière : l’exemple catalan a prévalu. Où est le mal ? De là à ce que le gouvernement espagnol soit accusé de trahison est un pas que Abdelaziz Bouteflika a franchi en klaxonnant. Quant à lui, le correspondant du quotidien El Pais au Maroc, — un membre éminent de l’intelligence (la matière très grise, s’entend) espagnole délocalisée dans notre pays — emboîte le pas à la réaction algérienne et accuse, sur 2 pages s’il vous plaît, le gouvernement espagnol de Zapatero de s’être aligné sur la thèse marocaine. Il en profite pour habiller pour l’hiver Miguel Angel Moratinos auquel, on le constate, il voue une considération infinie. Et même si l’Espagne s’aligne sur la thèse marocaine de l’autonomie, où se trouve le problème de ce monsieur ? Qu’est-ce qui l’indigne dans cette recherche, sincère et honnête, de la paix ? Aurait-il aimé que son pays s’aligne — j’ai évité volontairement le «s’alignât», le gars n’aurait pas pigé — sur la thèse algérienne ? Que nenni ! Lui, il s’en fout. Plus les eaux sont troubles, plus il est heureux, plus il navigue. Enfin. Nous espérons toujours que, pour la nouvelle année, M. Khalid Naciri nous nettoie les écuries d’Augias.

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