Éditorial

La liquidation «judiciaire» de l’affaire des militants intégristes d’Al Adl Wal Ihssane à Fès est heureuse. Elle évite une confrontation et un rapport de force sans intérêt ni sur le plan politique ni sur le plan judicaire. Ni pour l’Etat ni pour la Jamâa. Et cela surtout sans préjudice aucun pour l’Etat de droit. Bien au contraire. Il en sort renforcé. Nous connaissons, désormais, au Maroc la manière de combattre radicalement l’intégrisme depuis au moins dix années. Il faut faire de la croissance, de la redistribution de richesses, de l’action sociale sous toutes ses formes, de grands travaux, de la transparence, le soutien à la création de l’emploi, la protection sociale, l’assurance-maladie, la restructuration du champ religieux, la relance de l’agriculture, etc. Je pousserai, même, le bouchon plus loin — histoire de profiter de l’avantage de la démonstration — on sait mieux traiter, y compris sous sa forme sécuritaire, aujourd’hui, l’activisme religieux que la contestation sociale sahraouie. Mais là n’est pas le propos ! L’Etat intelligent qui vient de régler cette question des Adlistes avec autant d’élégance devrait aussi pouvoir, à mon sens, clore le dossier de l’Affaire Belliraj surtout pour ce qui concerne son volet politique. Il faut libérer les politiques mis en cause dans cette affaire — dans une conjoncture assez folle, d’ailleurs —sans que leurs droits à la défense aient été garantis et sans qu’ils aient, légitimement, profité de la protection qu’offre l’Etat de droit marocain à tous.

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