Éditorial

Les mesures de confiance sont là. SM le Roi, par la grâce accordée aux prisonniers politiques, crée les conditions exceptionnelles d’une crédibilisation du processus de réforme en cours au Maroc. Au passage, une nouvelle institution comme le CNDH — une clé de voûte pour les politiques à venir — gagne quelques galons et son équipe dirigeante injustement chahutée à sa nomination, mais c’est la loi du genre, gagne également en sérénité. Maintenant que l’équipe du Professeur Mennouni a fait le gros de ses auditions, que l’environnement politique global est assaini, et que le processus de réforme dans son entièreté est validé par l’attachement du plus grand nombre à son déroulement, il faut mettre sur la table une belle Constitution. Est-ce trop demander? L’audace dit changer de camp. Il échoit aujourd’hui aux «constituants», après avoir écouté le moindre porteur du début d’une idée constitutionnelle, d’oser un texte qui soit à la hauteur de nos ambitions collectives. Nous en avons les moyens et la Commission, également, en a la capacité endogène. Ceux qui ont eu à passer devant cette Commission ont pu vérifier l’expertise, le talent et la probité intellectuelle de ses membres. Ils collent à leur mission d’une manière exceptionnelle et ils respirent une confiance, une autonomie et une liberté qui les mettent au diapason du moment historique que traverse ce cher pays. Osons, donc !

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