Éditorial

Ghazali II est opérationnel. La HACA vient de renouveler son conseil par la reconduction royale de son président, la nomination d’un nouveau directeur général et l’arrivée de nouveaux membres. Est-ce suffisant pour relancer la régulation audiovisuelle dans le pays, conforter le rôle historique de cette autorité et consolider l’ouverture et le pluralisme médiatiques ? Certainement, mais ce n’est pas suffisant. Deux remarques s’imposent. 1) Il faut revoir la loi sur l’audiovisuel à la lumière des évolutions du secteur. La conformité avec le cahier des charges n’est plus la panacée universelle en la matière. La problématique du contenu en terme de qualité est posée tant dans les médias publics que privés. Et personne ne la traite convenablement et professionnellement. Les principes généraux de la loi sur l’audiovisuel sont dépassés. Il faut réagir vite avant de voir «surgir», comme dans la presse écrite, une dérive pénale. 2)  La régulation technique, l’attribution des fréquences, l’établissement des cahiers des charges, etc. ce sont des tâches classiques et connues mais la régulation du contenu et de sa qualité, notamment pour le service public, est une autre affaire.  Comment à l’avenir sous cet angle régler l’identité de la HACA et trancher cette question vitale ? Faut-il assez  vite une HACA II pour cela ? Voilà, bon vent à Ghazali II et à sa nouvelle équipe. Et un hommage particulier aux pairs fondateurs qui n’ont pas démérité de la Nation. Ils ont démarré avec rien. Ils laissent un bilan substantiel. Un héritage «méthodologique» à préserver.

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