Éditorial

La deuxième phase 2011-2015 de l’INDH lancée par SM le Roi est un acte déterminant pour la consolidation du développement humain dans notre pays. Par son volume, 17 milliards de dirhams, par son ouverture sur de nouvelles exclusions, sida et toxicomanie, et finalement par l’élargissement de l’éligibilité à de nouveaux territoires urbains et ruraux, l’INDH va entrer dans une phase décisive où ses actions vont impacter, davantage encore, et directement, le vécu des gens exclus ou marginalisés. Une question simple qui vient innocemment à l’esprit. Que serait, aujourd’hui, le Maroc sans l’action de la première phase de l’INDH ? Une poudrière sociale ? Un printemps arabe sanglant ? Ou un pays libéral «égoïste» sans filets sociaux ? L’on voit bien que de la réponse à la question innocente dépend au final la stabilité de tout un système politique, économique et social. Pour être honnête avec l’INDH, on doit dire que cette initiative n’a pas toujours été bien accueillie. De l’incompréhension, des sarcasmes, de la dérision et parfois même de la moquerie ouverte. C’est sur le terrain que, dans la douleur et l’hostilité, l’INDH a dû faire ses preuves. Cas par cas, dossier par dossier, association par association, province par province, etc. Il fallait voir, les gens ont vu. Il reste aujourd’hui à améliorer les procédures, à prévoir un vrai préfinancement des projets, une vraie fluidité entre les acteurs, et surtout diminuer par 2 ou 3 le temps de réalisation. Il faut, en fait, faire plus de social et moins de «bureaucratie». Et s’adosser, c’est vital, sur un tissu social plus professionnel, plus transparent, plus expert et plus engagé.

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