septembre 22, 2018

 

Éditorial

Á 4-0 on ne fait pas de commentaires sur un match de foot. Ce serait impudique. En outre, éthiquement, personne ne doit jamais se réjouir des malheurs, même sportifs, de ses voisins. Le match Maroc-Algérie de samedi dernier doit être remisé à la place qu’il mérite, une place au musée des sports dans la section des corrections sévères. Il y avait 1979, il y a désormais 2011, etc. La presse algérienne, dans sa globalité, parle d’humiliation en une confusion étrange. Ils ne sont pas clairs sur l’origine de cette humiliation supposée. Est-ce le score fleuve ? Ou est-ce parce que ce sont les Marocains qui sont à l’origine de cet affront national? Il ne faut rien exagérer ! Ce n’est que du foot. Le match qui se joue, sérieusement,  avec tous les coups bas possibles et imaginables, entre le Maroc et l’Algérie est plus vaste, plus universel, plus mondial, plus intersidéral, plus interplanétaire, plus intergalactique… C’est l’univers qui est le théâtre des opérations, et cela durera des siècles et des siècles jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’êtres humains sur Terre.  Ça se joue à l’ONU pour la misérable RASD, un truc minable dans lequel ce qui reste du pouvoir algérien héritier du MALG a placé le peu d’honneur qui lui reste. Ça se joue en France où dans l’incapacité de contrôler l’Islam de France — il est «philosophiquement»  et sociologiquement  marocain — les sbires d’Alger appellent au boycott des élections du CFCM. Ça se joue à Genève où le pays de 200.000 morts d’une guerre civile téléguidée par des officiers éligibles au TPI feignent de donner des leçons de droits de l’Homme à l’Humanité. Ça se joue à l’OMC, au CCG, à la Ligue Arabe, à l’UNESCO, à l’OMS, au PAM, au PNUD… Bref, là où il y a trois pelés et quatre tondus qui réfléchissent à  quelque chose, vous trouverez nos protagonistes favoris armés de leur haine ancestrale, de leurs complexes fondateurs et de leur sentiment d’échec maladif en train de comploter. Une «maroquinite» aiguë qui va finir par terrasser ce malade congénital. Vivement l’avènement de «Justes» à Alger— une Algérie du 21ème siècle —  pour sortir de ce cauchemar absurde.

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