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Éditorial

Pourquoi le Mouvement du 20 février au Maroc peine-t-il à peser réellement sur la transformation de la société ? Pourquoi n’arrive-t-il pas à enclencher un puissant mouvement social, à la tunisienne ou à l’égyptienne, pour imposer un aggiornamento rapide du pouvoir ? Que lui manque-t-il ? Des leaders crédibles? Une vraie plate-forme claire ? Une authentique organisation ? Une capacité réelle à traduire, ou à incarner, les aspirations de la population dans son absolue diversité ? Un mot d’ordre unique et fédérateur ? L’on voit que les questions sont multiples et les réponses rares. Pourtant, il y a deux ou trois choses que l’on sait. 1) Plus la capacité de mobilisation faiblit, plus sur le terrain une propension à la violence, une radicalisation, se dessine. 2) Moins le mouvement semble être porté par une vraie dynamique sociale, plus les forces de l’ordre exigent des procédures légales pour encadrer les manifestations sur la voie publique. 3) L’inversion du rapport de force, la faiblesse politique congénitale du mouvement, autorisent désormais, au cas par cas, les forces de l’ordre à disperser légitimement les manifestations les plus nuisibles à l’ordre public surtout celles qui sont totalement pilotées par les adlistes de la JAWI ou par les activistes d’Annahj. En fait, plus les jeunes du 20 février se font supplanter par ceux qui manipulent depuis le début de ce mouvement, plus la confrontation avec l’Etat devient conventionnelle. Un intégriste de la JAWI déguisé en 20 février reste un intégriste appartenant à une organisation illégale. Il est traité comme tel. La philosophie du 20 février n’est pas de donner les clés du Maroc à une minorité intégriste illuminée au nom du printemps arabe. C’est ridicule. L’obscurantisme n’a pas de saison.

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