Éditorial

Comment sont les nouvelles du côté d’Alger ? Mauvaises. Tous ceux qui de près ou de loin ressemblent — à quelques très rares exceptions — à un  journaliste,  à un porteur de stylo ou à un tapeur de clavier tirent à boulets rouges sur le Maroc, son Roi et son projet de Constitution. Ils veulent, probablement selon les ordres reçus,  à l’unisson démolir aux yeux de leurs compatriotes tout ce qui se passe dans notre pays en matière politique. L’idée majeure est de dire que rien ne se passe au Maroc, un déni global et absolu, pour mieux justifier l’impasse totale du pouvoir actuel en Algérie. Ils ont apparemment peur que le Royaume prenne une longueur d’avance. C’est une posture. Le problème c’est que ni l’opinion publique algérienne, très au fait de ce qui se passe des deux côtés de la frontière fermée, ni la communauté internationale qui connaît la réalité et la nature profonde du pouvoir algérien ne se trompent sur l’évaluation objective  du processus en cours au Maroc. Nous sommes en train de gommer par la démocratie, et une réforme constitutionnelle vaste et progressive, tout de ce qui pouvait constituer une spécificité politique marocaine néfaste inadaptée à la modernité, à la bonne gouvernance, aux droits de l’Homme, à la parité, à la diversité culturelle, à la séparation des pouvoirs, à l’indépendance de la justice, etc. Ce faisant, n’en déplaise aux «éberlués» d’Alger, nous sommes en train de créer, peut-être malgré nous,  une nouvelle exception marocaine dans notre région et notre aire culturelle. Celle d’un pays arabe et musulman qui se conforme, sans violence, pacifiquement, de la manière la plus banale,  aux normes de la démocratie les plus partagées dans le monde. Une sorte d’exception non exceptionnelle. Que ceux qui sont gênés aux entournures en fassent autant !

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