Éditorial

La démocratie ne se décrète pas. Elle s’apprend. Et quand on parle d’apprentissage, on parle forcément d’erreurs. Des erreurs qu’il faut détecter, comprendre pour bien sûr les corriger mais aussi reconnaître et communiquer autour. C’est à ce titre que le rapport rendu public aujourd’hui par le Conseil national des droits de l’Homme revêt toute son importance (voir notre article en page 4). Déjà en soi, qu’une évaluation du référendum soit faite par une instance indépendante est une première bonne habitude qu’il faut ancrer et perpétuer. C’est ce qui devrait se faire pour les prochaines élections. Dans son discours d’ouverture de la session d’automne, vendredi dernier, le Souverain a mis les partis devant leurs responsabilités et les a invités, entre autres, à instaurer la démocratie en interne. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, nos partis censés être la pièce maîtresse de la démocratie, ne sont pas tous prêts à jouer le jeu. Sinon comment expliquer leur refus de la charte d’éthique que propose l’Instance de la prévention de la corruption.

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