Éditorial

L’Américain Aaron Levenstein, une sommité mondiale des statistiques, décédé en 1986, a dit un jour : «Les statistiques, c’est comme le bikini. Ce qu’elles révèlent est suggestif. Ce qu’elles dissimulent est essentiel». Quand on lit les derniers chiffres du HCP sur l’emploi, on y découvre que notre économie a créé tout de même quelque 191.000 emplois jusqu’à la fin du troisième trimestre de cette année. Le chiffre est respectable. Or, quand on examine encore de plus près les données, on découvre que le plus gros de ces emplois, soit 152.000, a été créé dans le secteur des services. Jusque-là, rien d’anormal. On sait depuis longtemps que notre économie était en train de changer de structure en allant plus vers le service que l’industrie. Mais c’est en allant plus dans le détail qu’on découvre, par contre, un fait inquiétant. Presque la moitié de ces emplois créés dans les services, 64.600 au juste, consistent en des petits métiers, notamment les petits vendeurs d’articles domestiques, les ferrachas, les personnes qui font les moukefs… Des bricoleurs en somme. Ce sont des emplois, certes, mais très précaires.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *