Éditorial

Le gouvernement tiendra cette semaine son dernier Conseil pour laisser place à la campagne électorale qui s’ouvrira officiellement le 12 novembre à minuit. Pour éviter toute interférence malsaine, il est logique de demander à des ministres, dont beaucoup sont aussi candidats aux prochaines élections, de faire la part des choses. Ils ne peuvent ni ne doivent profiter de leurs mandats et de leurs positions en tant que ministres pour faire campagne. Dans le même souci d’équité, ils ne doivent pas non plus utiliser les moyens que l’administration met à leur disposition, notamment les voitures, pour les besoins de leurs campagnes. Mais combien d’entre eux appliqueront ce principe ? Qui veillera à son respect ? Et que dit la loi dans de pareils cas ? Tout ce que l’on sait, c’est que la tâche du respect des lois électorales revient au ministère de l’intérieur. Mais ce dernier n’a manifestement pas les moyens de surveiller chaque ministre ou chaque haut fonctionnaire. C’est aux concernés eux-mêmes de se discipliner et de donner la preuve que les choses ont réellement changé au Maroc…

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