Éditorial

Le rendez-vous tant  attendu du 25 novembre n’a finalement pas déçu. Ces élections marquent, sans nul doute, un point d’inflexion majeur dans l’histoire du Maroc. D’abord par l’identité du parti gagnant, à savoir le PJD, certes, mais ce n’est pas tout. Il y a aussi le taux de participation qui est passé de 37 à 45,4%. N’en déplaise aux éternels négativistes, cette amélioration bien réelle veut dire que les Marocains reprennent progressivement confiance dans le politique. Mais le plus important est ce constat qui se dégage quand on analyse de près les résultats chiffrés officiels, bien qu’ils n’aient pas été définitifs à l’heure où nous mettions sous presse. Ainsi, quand on fait le cumul, il s’avère que les sept premiers partis totalisent 91% des sièges. Pour les élections de 2007, il fallait aller jusqu’au 11ème parti pour arriver à cette même concentration. De la même manière, les quatre premiers partis en 2011 obtiennent presque 70% des sièges contre 55% en 2007. Ces chiffres sont la preuve que le champ partisan devient nettement plus ramassé, plus concentré, moins effrité. Cela ressemble à un début de sélection naturelle et c’est tant mieux. Deux avancées majeures, donc, à savoir le regain de confiance du citoyen et la rationalisation du champ politique. Le prochain gouvernement et les nouveaux parlementaires, de majorité ou d’opposition, ont la responsabilité de les préserver et de les renforcer. Si durant les cinq prochaines années, les ministres et les élus respectent la nouvelle règle de jeu et l’esprit de la nouvelle Constitution, s’ils tiennent leurs engagements et si, surtout, ils respectent désormais le citoyen-électeur en lui rendant régulièrement des comptes, en 2016 on pourra espérer une amélioration encore plus substantielle de la participation aux élections.

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