Éditorial

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Le ministère de l’habitat sera désormais en charge aussi de la ville. En créant une telle entité, l’intention de la nouvelle équipe est louable. Beaucoup de nos villes, surtout les plus grandes, ont, en effet, grandi de manière anarchique sous la pression de la démographie et il faut manifestement une stratégie pour remettre de l’ordre dans tout cela. Mais cette décision revient aussi à reconnaître l’échec cuisant du modèle communal actuel. La charte communale, les modes de gouvernance locale, les découpages, le partage des attributions, l’organisation des communes… bref le modèle suivi pour la gestion de la chose communale et locale n’a pas réussi. Peut-être même plus, il a contribué à aggraver la situation. Le cas de Casablanca est là pour le démontrer. Maintenant, la création d’un ministère de la ville, à elle seule, ne résoudra pas le problème. D’abord parce que les problèmes de nos villes sont transversaux et que sans un véritable travail collectif de tous les départements, on en restera au stade de déclarations d’intention. Ensuite, et c’est le plus important, il ne faut rien espérer tant que les communes seront gérées par les mêmes personnes et avec les mêmes mentalités. D’où l’importance cruciale des prochaines élections communales de 2012. Comme pour les Législatives, le Maroc doit en profiter pour rompre définitivement avec les tares du passé.

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